
Nous avons réalisé un jeu de vignettes par défaut, reposant sur un système de codes couleurs, pour catégoriser et illustrer la multitude de ressources du site
Pourquoi refondre le site Émilangues ?
(Ré)organiser la complexité
Le site internet Émilangues a été créé à l’initiative du ministère de l’Éducation nationale pour accompagner les acteurs de l’enseignement des langues étrangères et des disciplines non linguistiques (l’hôtellerie en anglais, la géographie en chinois, la physique en portugais…) au collège et au lycée.
Les objectifs essentiels de ce site web sont :
- de donner toutes les clefs pour comprendre ce que sont les sections européennes ou de langues orientales et comment elles fonctionnent : textes officiels, questions fréquentes, questions pratiques, pistes pour la formation, pour les échanges internationaux, sitographies…;
- de proposer des ressources pédagogiques très riches produites par des enseignants pour les enseignants dans 7 langues et 11 disciplines non linguistiques (à l’heure de la rédaction de cette étude de cas);
- de permettre à toutes les personnes intéressées de contribuer au site en soumettant des comptes-rendus de projet ou des sites web, et en participant aux forums.
En d’autres termes, il s’agit d’un site doté d’un contenu considérable, très diversifié, et fréquenté par beaucoup d’utilisateurs : visiteurs lambda, contributeurs, éditeurs de contenu, animateurs-modérateurs…

Un détail de la page d'accueil redesignée par art is code...

... et un détail de la section ouverte aux contributions
Or l’arborescence de la première version du site était particulièrement profonde et compliquée.
Améliorer l’accessibilité du code et l’ergonomie de l’interface
À la complexité de l’arborescence, néfaste pour la navigation et l’indexation par les moteurs de recherche s’ajoutaient d’autres problèmes d’accessibilité :
- des adresses url de pages byzantines (du type www.emilangues.education.fr/CMS/Site/Template/F1/F1.aspx?SELECTID=474&ID=388), incompréhensibles pour les humains et néfastes pour le référencement dans Google;
- des menus de navigation en JavaScript rendant l’accès au contenu impossible pour les moteurs de recherche et peu pratiques pour les êtres humains.
Par ailleurs, l’interface présentait différents problèmes techniques et fonctionnels :
- Des tailles de police trop petites dont les utilisateurs se plaignaient, et une intégration html qui faisait disparaître des parties du texte si l’on essayait d’en agrandir la taille;
- un manque de contraste dans la page;
- une page d’accueil très statique alors que le site est le lieu d’une activité éditoriale très intense.
Passer au logiciel libre
La première version du site avait été réalisé avec une solution de gestion de contenu propriétaire : la moindre modification de la structure du site était impossible sans l’intervention (coûteuse) de la société ayant développé le site.
Or l’outil posait beaucoup de contraintes aux animateurs du site aussi bien pour des opérations simples telles que la mise en ligne d’images ou la gestion des différents gabarits de mise en page que pour faire évoluer le site en fonction des besoins nouveaux.
L’équipe éditoriale du site était donc déjà convaincue de vouloir transférer le site sur un logiciel libre, et avait entendu parler de Drupal.
Drupal utilisé à 100%
Chaque solution de gestion de contenu a ses points forts, qui dépendent souvent des objectifs de départ de leurs créateurs (SPIP par exemple est selon nous foncièrement un CMS destiné à animer un journal, même si d’autres usages sont possibles). Le cas de Drupal est assez particulier dans la famille des CMS, car même si l’outil est utilisé essentiellement pour fabriquer des sites internet, il ne présume pas au départ de l’usage qui pourrait en être fait. Il nous est par exemple arrivé de réaliser avec Drupal un outil de gestion en ligne de clientèle.
En effet, au coeur du fonctionnement de Drupal se trouve la fonctionnalité dite de taxonomie, qui permet de catégoriser n’importe quels types de contenu à l’aide d’étiquettes et de catégories. Cela permet de réaliser aussi bien un classique menu de navigation, qu’un nuage de mots-clefs ou, à l’extrême, un dictionnaire de synonymes…
Dans le cas d’Émilangues, le choix de Drupal faisait partie de la demande du client. Nous avions donc le feu vert pour revoir le fonctionnement du site dans un esprit totalement ‘drupalien’, et exploiter à fond les logiques de base du logiciel.
Quelques exemples concrets d’exploitation de Drupal dans le site
Les ressources pédagogiques et les contributions extérieures sont catégorisées à l’aide de mots-clefs, ce qui permet d’offrir de multiples moyens de filtrer le contenu foisonnant du site :

Des mots-clefs permettent à l'utilisateur de filtrer le contenu...

...et d'augmenter les chances de trouver ce qu'il cherche ou de faire de bonnes découvertes
Les contributions extérieures exploitent également la fonctionnalité de taxonomie en permettant aux utilisateurs de ranger leurs contenus dans les rubriques concernées, et de les “tagger”. Ces tags sont ensuite exploités pour optimiser la recherche :

Le contributeur catégorise ses ressources...

...et alimente par exemple ce nuage de mots-clefs
